Le genévrier

Juniperus

Famille des Cupressacées

Genévrier (Photo de E. Le Bouteiller / PNM)

Genévrier (Photo de E. Le Bouteiller / PNM)

Voici quelques exemples des sous-espèces de genévrier qu’il est possible de rencontrer dans le Parc du Mercantour :

Le genévrier commun

Juniperus communis Linné

On le trouve plutôt sur des terrains ensoleillés, souvent sur d’anciens pâturages abandonnés. Pouvant atteindre quelques centaines d’années, il peut suivant l’altitude former un arbuste bien droit ou un buisson rampant étalé. Ses aiguilles sont reconnaissables au trait blanc qui parcourt leur face supérieure tandis que ses fruits ressemblent à des baies violettes presque comparables aux myrtilles. Elles sont un fin aromate.

Le genévrier nain

Juniperus sibirica Loddiges

Il a la forme d’un buisson rampant et préfère les zones ensoleillées, au sec sur les rochers. Il se différencie du genévrier commun si vous serrez fortement ses aiguilles dans votre main : les siennes sont beaucoup plus douces et ne s’enfoncent sous la peau. Il est le plat de résistance du chamois en hiver, lorsque l’herbe se fait rare.

Le genévrier sabine

Juniperus sabina Linné

Il est caractérisé par l’odeur âcre qui s’en dégage, tandis que ses feuilles sont assez petites et d’un vert très foncé. Il est entièrement toxique donc méfiance, à ne pas confondre avec le genévrier commun pour l’assaisonnement !

Le genévrier thurifère

Juniperus thurifera Linné

Très résistant aux conditions climatiques les plus ardues, il peut même vivre accroché à de vertigineuses parois rocheuses. L’essence de ses feuilles écaillées dégage une agréable odeur. Il est beaucoup utilisé par l’homme car imputrescible et bon pour le chauffage, mais cela le rend de plus en plus rare : on ne le trouve quasiment plus que dans le sud-est des Alpes.

On trouve aussi dans les Alpes le genévrier oxycèdre et le genévrier de Phénicie.