Vallée du Haut-Var et du Cians

Au cœur du Colorado niçois

Sur l'autre versant du Mont Mounier, les gorges du Cians et de Daluis présentent un cadre unique en Europe.

Symphonie violente de couleurs et de formes taillées dans la roche rouge-sang de Pélites, ces gorges ont été façonnées, au cours de l'histoire par le Cians et le Var, deux torrents aux crues violentes. Elles sont d'une extraordinaire couleur lie-de-vin provenant de l'oxydation du fer qu'elles contiennent. C'est certain, ce paysage ne vous laissera pas de marbre !

Leurs parois si vertigineuses sont parfois si rapprochées que le ciel disparaît à la vue des cours d'eau. Spectaculaire, le paysage varie avec les saisons. Contraste du rouge de la roche et de la neige en hiver, des lys orangés ou safran et des corbeilles d'argent au printemps. Partout, le rouge vif de la roche tranche avec le vert foncé des mousses. En altitude, le mélèze est l'essence dominante jusqu'à ce que la forêt laisse place à la pelouse alpine, terrain de jeu principal des marmottes.

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Les roches rouges du Cians (photo de PNM / DR).

A ne pas manquer

  • Les gorges de Daluis
  • Village de Péone
  • Col de la Cayolle

Les Villages de la vallée

Entraunes

Une "Porte" du Parc national du Mercantour

Entraunes et son hameau Estenc, implanté aux sources du Var, occupent l’adret du col de la Cayolle (2 326 m). Beauté des paysages, attestée par la Route des Grandes Alpes, et richesse du milieu naturel en font une “porte” du Parc national du Mercantour.
Les grandes fermes à balcon abritées sous d’amples toits de bardeaux sont typiques de l’architecture alpine. L’église N.D. de la Nativité, qui recèle cinq toiles de J.S. de Castellane, se singularise par son clocher asymétrique ; la chapelle Saint-Sébastien, avec ses fresques d’A. de Cella (1516), est classée.

Site internet : www.valdentraunes.fr

Se distraire

En été, Entraunes est le royaume de la randonnée pédestre - circuit des lacs ou vallons de Sanguinière et de l’Estrop - avec, notamment, les sorties animées par des professionnels et les gardes-moniteurs. La culture n’est pas en reste avec un “circuit du patrimoine”, les soirées contes, les concerts...

En hiver, vous pouvez profiter de la neige en raquettes et en ski de randonnée.

Entraunes

Entraunes (photo de G. Lombart/PNM).

Châteauneuf d'Entraunes

L'authenticité des Alpes du Sud

Abrité des vents du nord par le Collet de Sen, où un arrêté de conservation de Biotope préserve les rapaces et en permet l’observation, Châteauneuf-d’Entraunes groupe ses maisons traditionnelles autour de l’église Saint-Nicolas, qui abrite un triptyque de F. Bréa (1 555 m).
Aux sources de la Barlatte, le hameau médiéval des Tourres aux beaux toits de bardeaux annonce le col de Trente Souches, dont les pâturages donnent lieu à une gestion expérimentale ; en toile de fond, se dresse l’hiératique cime de Pal.

Site internet : www.valdentraunes.fr

Se distraire

Pâques, avec la cuisson du pain dans le four communal et la fête du moulin fin juin, permettent de renouer avec la vie communautaire d’antan.
La Ste Anne au hameau des Tourres est l’occasion de se rassembler. La St Nicolas, au village, clôture les rencontres annuelles.

Les nombreuses randonnées pédestres permettent la découverte de la nature alpine, et les mois de septembre, octobre propice à l’écoute du Brame du cerf.

Châteauneuf d'Entraunes
Châteauneuf d'Entraunes (photo de JL Cossa/PNM).

Guillaumes

Au pays des gorges rouges

À l’entrée des gorges de Daluis, Guillaumes est une halte sur la route des Grandes Alpes. Fondée au Xe siècle, cette ancienne place forte est dominée par les ruines du château de la Reine Jeanne. Le musée des arts et traditions populaires, le vieux pressoir et le lavoir évoquent le quotidien de jadis. Les hameaux qui gravitent autour du bourg sont à l’origine de sa devise : “Les cinq doigts de la main ne sont pas tous pareils”. Ceux, abandonnés, d’Amen et de Barels sont à découvrir.

Site internet : www.pays-de-guillaumes.com

Se distraire

Le défilé des sapeurs de l’Empire et le pèlerinage au sanctuaire de Notre Dame de Buyeï, la fête de la Saint-Jean, le salon du livre “Nature, Montagne et Traditions” sont des moments forts de l’été, tandis que les foires agricoles de l’automne sont parmi les plus importantes de Provence.

Outre les randonnées dans le Parc national du Mercantour, l’été permet les sports d’eau vive dans les gorges de Daluis et le saut à l’élastique depuis le Pont de la Mariée. L’hiver, la proche station de ski de Valberg propose des équipements performants.

Guillaumes - Notre-Dame de Buyeï.

Notre-Dame de Buyeï, Guillaumes (Photo de PNM / DR)

Péone - Valberg

Une double vocation entre loisirs et culture

Au bord du Tuebi, Péone, village de grand caractère, est construit au pied des Pénitents, reliefs ruiniformes de cargneule sculpté par l’érosion. Ses maisons anciennes aux toits de bardeaux, qui mêlent influences alpine et italienne sont regroupées ; l’église baroque Saint-Vincent-de-Saragosse, classée, recèle d’intéressantes toiles des XVIIe et XVIIIe siècles.
Au col du Quartier (1 700 m), s’est implanté, peu avant la seconde guerre mondiale, Valberg. Vouée au ski à l’origine, cette station a développé des loisirs nature d’été, déroulant ses pistes de ski et ses itinéraires de promenades à travers mélézins et pelouses, au pied de l’imposant mont Mounier (2 817 m).

Site internet : www.valberg.com


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De nombreuses manifestations et fêtes animent l’été à Péone-Valberg.
En août, N.D. des Neiges à Valberg et la Saint-Vincent à Péone, au cours de laquelle se déroule une bravade, en sont les deux moments forts.

Si le ski est roi en hiver avec la station et sa liaison avec Beuil, ainsi que les pistes de ski de fond en pleine nature, l’été est le temps des longues randonnées à pied et à cheval vers le mont Mounier ou le dôme de Barrot.

Le Mont Mounier, au dessus de Valberg

Le Mont Mounier, au dessus de Valberg (photo de JL Cossa/PNM)

Beuil

Pionnier des sports d'hiver

A une altitude de 1450m, d’une superficie de 7565 hectares, situé au pied de la pyramide du mont Mounier (2816 m), Beuil est un bourg médiéval qui garde l’accès des gorges du Cians.
La distribution en enceinte de ses hautes maisons à l’architecture alpine permettait de se protéger des brigands ; les façades, orientées au sud, sont percées de balcons sous toits, les “souleiaires”. Dès 1909, Victor de Cessole découvre les possibilités hivernales du site de Beuil et la première compétition internationale de ski est organisée en 1910. Le premier tremplin de saut à ski du département est inauguré en 1930, et en 1937 c’est au tour d’un tremplin olympique.
Aujourd’hui, la station de Beuil-Les Launes est reliée à celle de Valberg par les téléskis de St jean et des Eguilles.

Site internet : www.beuil.com


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En été, les fêtes de la Saint-Jean avec pique-nique et aubades, la fête patronale de la Sainte-Anne, la fête des Enfants , le festival des chorales « Beuil en chœur », les foires et vide-greniers, les concerts et pièces de théâtres… toutes ces activités viendront agrémenter un séjour qui peut aussi s’orienter vers des activités nature : randonnées dans le Parc national du Mercantour, canyoning dans les gorges du Cians et affluents, parapente...
En hiver, le ski alpin, le ski de fond et les promenades en raquettes prennent le relais.

Le village de Beuil

Le village de Beuil (photo de JL Cossa/PNM)