Une végétation unique en Europe

Présentation

Composé d’une mosaïque de milieux à diverses altitudes et sous influences géologique et climatique multiples, le Mercantour peut s’enorgueillir de posséder plus de 2000 espèces végétales sur les 4200 connues en France. Parmi elles, 220 sont considérées comme très rares dont 40, dites endémiques, ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde, comme la Saxifrage à fleurs nombreuses. Le respect de la réglementation va de soi...
De l’olivier aux landes et pelouses alpines, tous les étages de végétation sont représentés et se succèdent offrant la diversité d'un voyage fictif de la Méditerranée à l'Arctique. Le mélèze peut sans doute symboliser dans le Mercantour la beauté et la diversité de la végétation tant il mérite son titre d’"arbre de lumière".

Autres stars, les orchidées, que vous pourrez admirablement observer dans tout le massif et ainsi analyser les différentes stratégies de reproduction qu’elles ont pu adopter.
Mais ce n’est pas tout, chardon bleu, génépi, lis, gentiane, edelweiss…et bien d’autres espèces colonisent et colorent ce territoire tel un feu d’artifice à l’état naturel ! Ouvrez bien grands vos narines, des millions d’odeurs parfument cette nature à l’état pur !
Botaniste, randonneur, promeneur, vous ne saurez plus où donner de la tête... et des yeux !

Lis martagon

Le Lis Martagon (Photo de P. Pierini / PNM)

En savoir plus sur les espèces

Les orchidées

Parfumées, discrètes ou très colorées, rares ou fréquentes, les orchidées présentent une diversité étonnante de formes et d'adaptation.

Sur les quelque 150 espèces d'Orchidées connues en France, 63 ont été recensées sur le territoire du Parc national du Mercantour, à l'occasion d'une prospection systématique sur le terrain (1989-1994). Une telle diversité caractérisée à la fois par la grande amplitude altitudinale du territoire et par une situation privilégiée de carrefour d’influences bioclimatiques.
Elles ont colonisé pratiquement tous les milieux et s'y sont adaptées. Il est possible de les rencontrer quasiment partout, des sols humides aux prés secs (espèces méditerranéennes comme les ophrys) et pelouses alpines (orchis sureau, nigritelle), en passant par les sous-bois de toutes sortes.

Ces fleurs, qui ont de tout temps fasciné les hommes, sont parmi les plus évoluées par leur système de reproduction, mais elles sont aussi parmi les plus sensibles à toute modification de leurs milieux : abandon des pratiques agro-pastorales ou aux apports d'engrais par exemple.
Pour respecter ces magnifiques plantes : ne les cueillons pas, ne les piétinons pas, observons-les ou profitons-en pour les immortaliser par la photographie.

Orchis sureau

Orchis Sureau (Photo de D. Demontoux / PNM)

Les arbres et arbustes

Après le grand reboisement en 1880 de ces « montagnes qui ressemblent à l’Atlas marocain », les mélézins ont souvent pris la place des forêts d’épicéas et de sapins. La variété de ses couleurs, du vert tendre au printemps au roux flamboyant à l’automne, le mélèze marque indéniablement le paysage des Alpes du Sud!
Face à cela, on trouve une originalité : le pin mugho. Espèce des Alpes ligures et orientales, il pousse dans un seul vallon, celui de la haute Roya.
Tapis sur le sol, le rose chatoyant des fleurs de rhododendron apporte gaieté aux paysages et ne fera que vous émerveiller le long des sentiers.
Arbres et arbustes ont chacun trouvé leur place : avec l’altitude, la forêt cède la place à la lande où persistent rhododendron et genévrier.

Les autres fleurs

La flore du Mercantour n’a pas fini d’étonner par sa richesse puisqu’une démarche d’inventaire a récemment permis la découverte de stations d’espèces remarquables.
Au sein de cette flore venue d’ailleurs ou d’un autre temps, il y a les survivantes de l’ère tertiaire qui se sont adaptées à un climat plus froid, comme le chardon de Bérard.
Il y a celles qui, isolées sur les falaises-refuges lors des glaciations, se sont individualisées, telle le génépi ou encore l’endémique saxifrage à fleurs nombreuses.
Il y a les voyageuses portées par le vent ou les oiseaux, ainsi les primevères venues d’Asie. Il y a enfin celles qui, écartées par les glaciations, ont reconquis le territoire au début de l’Holocène. Vous les trouverez dans tous les milieux naturels : de l’éboulis en passant par les pelouses alpines jusqu’aux falaises. Elles sont des centaines et apportent parfum et couleurs !

Admirez les mais s’il vous plaît ne les cueillez pas car elles font partit de la beauté des paysages et contribue fortement à la richesse unique du territoire !