Réintroductions

Réintroduire les espèces disparues, c’est contribuer à la protection de notre patrimoine génétique à l’échelle mondiale

Pourquoi participer à la réintroduction des espèces ?

Des espèces animales ou végétales indigènes ont disparu de leur habitat d’origine au fil du temps.
Elles ont été exterminées par une catastrophe naturelle ou par l’activité de l’homme (persécutions, prélèvements excessifs, détérioration du biotope).
La disparition d’une espèce constitue une véritable menace pour la biodiversité à l’échelle locale, mais surtout mondiale.

Conserver et protéger la diversité des espèces, c’est prendre soin du patrimoine génétique de notre planète

Objectifs visés par la réintroduction d’une espèce :

  • améliorer les chances de survie à long terme de cette espèce
  • rétablir une espèce caractéristique dans son écosystème
  • maintenir ou restaurer la biodiversité
  • rechercher les avantages économiques à long terme pour les activités locales et/ou nationales
  • sensibiliser à la protection de la nature
Reintroduction du bouquetin
Opération de réintroduction du bouquetin. Le moment du lâcher (Photo de PNM)

Quand peut-on procéder à une réintroduction ?

La réintroduction d’une espèce ne peut avoir lieu que si :

  • les causes de son extinction ont été enrayées
  • les exigences de cette espèce en matière d’habitat sont satisfaites
  • l’espèce est viable en liberté
Réintroduction du Gypaète barbu
Opération de réintroduction du Gypaète barbu sur le site de Vignols (Photo de M. Ancely/PNM)

Comment réintroduire des espèces ?

Les programmes de réintroduction suivent des processus très longs, complexes et coûteux.
La Commission de la Sauvegarde des Espèces de l’Union Mondiale pour la Nature (UICN) œuvre pour favoriser leur réussite et aboutir aux résultats de conservation escomptés.
Les lignes directrices qu’elle a établies constituent une aide pratique à ceux qui préparent, approuvent ou réalisent des réintroductions.

Ainsi, tout programme de réintroduction se conforme au processus suivant :

  • étude de faisabilité
  • phase préparatoire
  • phase d’introduction (ou de lâcher)
  • phase de suivi (après le lâcher)

Les orientations définies ont pour but d’assurer la conservation de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles.