Le Lagopède Alpin

Lagopus mutus

Ordre des Gallinacés

Famille des Tétraonidés


On l’appelle encore la «perdrix blanche». Le lagopède a su développer une fabuleuse adaptation au froid montagnard. D’entre toutes les extraordinaires adaptations dont il est capable, la plus remarquable est certainement la triple mue annuelle qui lui assure invisibilité, isolation au froid et charme irrésistible lors des parades nuptiales.

Lagopède alpin Le Lagopède alpin (Photo de G. Lombart/PNM)

Comment le reconnaître ?

Suivant la saison, la couleur de son plumage change : blanc en hiver, le rendant presque invisible, il devient finement rayé de brun, gris, noir et blanc en été. Ses pattes garnies de plumes et lui facilitant ses déplacements sur la neige, telles des raquettes, est aussi l’une des formidables adaptations qu’il a pu développer.

Biologie et comportement

Parmi encore ses adaptations au froid, le lagopède se réfugie dans une cavité creusée dans la neige, comme le tétras lyre.
Il se nourrit essentiellement de bourgeons, de pousses, de baies, de feuilles ou encore de fleurs.
Lors de la période des amours en mai, le lagopède mâle accomplit danses et vols en cloche pour séduire sa belle. La femelle pondra ses œufs à même le sol dans un petit creux tapissé d’herbes. Dès le deuxième jour, les jeunes voleront et suivront leur maman en file indienne lors de chaque déplacement.

Où le trouver ?

Assez haut en altitude jusqu’à 3500m, le lagopède fréquente principalement les pelouses rocailleuses et crêtes rocheuses. Les faibles densités de ce galliforme de montagne rendent cependant sa rencontre très occasionnelle.

Espèce ressemblante

Peut-être confondu avec d’autres galliformes.

Statut de protection

Espèce menacée dont la chasse est autorisée en dehors du coeur de Parc.