Le chamois

Rupicapra rupicapra

Ordre des Ongulés

Famille des Bovidés


Animal de montagne par excellence, le chamois est le symbole des Alpes !
Cet ongulé Indigène reconquiert naturellement le Mercantour depuis la création du parc national. De 1979 à 2000, ses effectifs sont passés de 1400 à 8000 dans le cœur du parc.

Chamois Le chamois (Photo de G. Rossi/PNM)

Comment le reconnaître ?

A la différence du bouquetin, ses cornes sont petites en formes de crochets et sa tête revête d’un collier blanc. Alors que son pelage corporel hivernal est plutôt noir, il devient couleur «chamois» en été. Le mâle, plus massif et les cornes plus courbes, se distingue de la femelle. Son poids moyen est de 30 à 40 kg à l’âge adulte.

Biologie et comportement

Très agile, il fuit à la moindre alerte, en émettant un chuintement aigu. Alors que les femelles et les petits forment un groupe, les mâles, eux, vivent seuls. Ils ne rejoignent les hardes de femelles qu’en période de rute au mois de novembre.

Le petit cabri naît à la fin du printemps et se nomme «éterlou» au bout d’un an.

Où le trouver ?

Il vit entre 600 et 3000 m d’altitude, essentiellement dans le cœur de Parc. Des bois clairs aux pelouses rases d’altitude, en passant par les versants escarpés et éboulis, le chamois fréquente presque tous les milieux.

Une population affaiblie

Un épisode de Kérato-conjonctivite* a fragilisé la population des chamois entre 2007 et 2009, causant la perte d'environ 35% des effectifs. L'épizootie (épidémie animale) a aujourd'hui quasiment disparu. Toutefois, la population des chamois mettra plusieurs années à atteindre de nouveau l'effectif initial.

* kérato-conjonctivite : comme pour les humains, c’est une infection du blanc de l’œil (conjonctive) qui peut parfois atteindre la cornée (kératite). Les kératites peuvent rendre l’animal aveugle.

Espèce ressemblante

L’Isard, Rupicapra pyrenaica, dans les Pyrénées.

Statut de protection

Espèce dont la chasse est autorisée en dehors du cœur de Parc.