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Bienvenue sur l'espace pro dédié aux partenaires du PNM.

Vous trouverez ici tous les éléments vous permettant de renseigner et/ou documenter les visiteurs.

 

Documentation

 La documentation papier présentant le Parc national du Mercantour est disponible en version web :

 

 Vous pouvez également consultez la page dédiée aux grandes sites du Mercantour : http://www.mercantour.eu/index.php/accueil-et-decouverte/les-grands-sites

 

Restez informés !

Les actualités

 Plusieurs possibilités pour consulter les actualités du Parc national du Mercantour :

Les évènements

 Vous pouvez consulter l'agenda du Parc national du Mercantour à cette adresse : http://www.mercantour.eu/index.php/actualites/consulter-lagenda/

Les dossiers et communiqués de presse

 Les dossiers de presse et les communiqués sont disponibles en PDF à cette adresse : http://www.mercantour.eu/index.php/espace-presse

 

Formations

Formation "Tourisme durable, patrimoine et accueil en montagne" en Ubaye

Dans la continuité du travail initié sur l'écotourisme et des journées de formations naturalistes déjà proposées aux accompagnateurs en montagne partenaires, le Parc national du Mercantour a constaté qu'un certain nombre de professionnels du tourisme exprimaient des attentes en terme de formation. Les échanges réguliers avec les entreprises partenaires du Parc engagées dans l'écotourisme ont permis de partager et préciser ces besoins sur trois grands thèmes : la connaissances des patrimoines culturels, l'amélioration de la gestion environnementale des prestations et l'accueil touristique, notamment en terme de langues.

Un programme de 18 journées de formations réparties sur 2013 et 2014 a été élaboré grâce à un partenariat approfondi avec de nombreux acteurs locaux du tourisme, de l'économie et de la culture. La mise en oeuvre de ce projet au bénéfice des socio-professionnels du tourisme aura été rendue possible par le soutien financier du programme européen Leader porté par le Pays Sud.

L'objectif partagé du Parc national et de tous ses partenaires locaux (entreprises engagées dans l'écotourisme, service intercommunal du tourisme et du patrimoine, offices de tourisme, réseaux de professionnels, structures de développement local, Pays Sud, associations, etc) est de contribuer collectivement à concilier la préservation d'un environnement exceptionnel, la valorisation des patrimoines et une grande qualité d'accueil des visiteurs en quête d'authenticité et d'excellence.

Plus d'infos :

2013-09-09-Couv-Programme-formation-Mercantour-Ubaye

 

Accès aux fiches espèces

Vous pouvez accéder aux fiches des espèces emblématiques en cliquant sur les liens ci-dessous :

Les fiches espècesreptiles / amphibiens :

Les fiches espèces mammifères :

Les fiches espèces oiseaux :

 

100 Questions / Réponses

La flore

  • Où trouver une station particulière à certaines espèces végétales (par exemple : sabot de vénus, edelweiss, hysope, panicaut des Alpes) ?

Pour trouver une station particulière à une espèce de plante, seuls le Conservatoire Botanique National Alpin (courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ou le Conservatoire Botanique National Méditerranéen (Tél : 04 94 16 61 40 ; courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) peuvent vous renseigner.

Pin cembro :

  • Où trouve-t-on des pins cembro ?

Dans le Parc national du Mercantour, on peut trouver des pins cembro (aussi appelés arolles) entre 1 700 et 2 400m d'altitude.

  • Le pin cembro peut-il être exploité dans la zone PNM ?

L'exploitation du pin cembro est interdite (comme toutes les autres exploitations forestières), à l'exception des propriétaires ou de leur ayants-droit, avec une autorisation du directeur et dans le respect des dispositions du décret et des MARCoeurs (Modalités d'Application de la Réglementation du Cœur de parc) de la Charte.

Autres végétaux :

  • La cueillette des myrtilles, génépi, champignons est-elle autorisée sur les communes du PNM ?

A l'heure actuelle, la cueillette est interdite. La consommation de baies sur place est tolérée mais elle est déconseillée : les fruits permettent aux plantes de se disperser naturellement et la faune sauvage qui n'a que ça pour préparer l'hiver en a plus besoin que le touriste gourmand.

NB : Une fois la charte en vigueur, une réglementation spécifique sera mise en place pour permettre la cueillette de petites quantités de myrtilles, génépi, camomille du Piémont et champignons, sur certains sites du parc.

  • Quelle est la plante la haute en altitude dans la zone PNM ?

Parmi les plantes vasculaires les plus hautes en altitude, la plus emblématique de la zone PNM est la saxifrage à fleurs nombreuses (Saxifraga florulenta) que l'on peut trouver jusqu'à plus de 3 000 mètres d'altitude. Cette espèce est protégée par la convention de Berne.

  • Quel est l’arbre le plus commun dans la vallée de la Haute Tinée ?

La variété des sols de la Tinée favorise la présence d'un grand nombre d'espèces. Les conifères sont rois (mélèze, sapin, épicéa et pin d'Alep ou pin sylvestre dans les massifs anciens et pin lariccio dans les massifs reconstitués par reboisement de Restauration des Terrains de Montagne) et les feuillus omniprésents à basse et moyenne altitude (érable, aulne, bouleau, charme, frêne, peuplier, merisier, chêne, orme, tilleul, sorbier, saule, châtaignier, hêtre et charme).

  • Où trouve-t-on un jardin botanique dans le PNM ?

Il existe cinq jardins botaniques dans les Alpes Maritimes et deux en Italie. Le jardin botanique Valderia à Terme di Valdieri et le jardin botanique Hanbury situé près de Vintimille. Côté français, on trouve le jardin botanique du Val Rahmeh à Menton, celui de l’Oustaou de Maurin des Maures à Solliès Pont, le Parc Gonzales à Bormes les Mimosas et le jardin botanique de Sainte Maxime. Ajoutons également l'Arboretum de Roure (commune du PNM), plus spécialisé dans les espèces présentes dans les Alpes et dans d'autres montagnes du monde.

La faune

Raccourcis vers les espèces :

  • Sites propres à chaque espèce pour des observations et d'approche raisonnable (sans dérangement) faciles pour familles, enfants en bas âges, personnes âgées ou handicapées (avec jumelles, randonnée facile à la ½ journée ou en deuxième partie d'après-midi) Chamois, marmottes, bouquetins, loups (!), renards, tétras, gypaètes, vautours, aigles, batraciens (grenouilles):

Pour trouver des randonnées en filtrant avec des critères choisis (dénivelé, durée, difficulté, vallée, thème, boucle et transfrontalier), vous pouvez aller sur le site de randonnée du parc (http://www.mercantouralpimarittime.com/).

Pour les personnes handicapées, le sentier de Lauzanier, sur la commune de Larche est un des 10 itinéraires accessibles aux personnes en situation de handicap dans le Parc national du Mercantour et le Parco naturale Alpi Marittime (http://fr.calameo.com/read/0010061859d93b1f25f36). Ce sentier permet à un large public couvrant l'ensemble des handicaps (moteur, visuel, auditif, mental) de découvrir la nature.

Sachant que l'on ne commande pas la faune sauvage, il est difficile d'affirmer que vous verrez telle ou telle espèce sur un itinéraire donné. Cependant, en tenant compte de la biologie et du comportement des espèces, on peut augmenter les probabilités d'une rencontre. Le comportement du visiteur peut aussi faciliter l'observation : silence, discrétion, absence de mouvements brusques et aucune avancée rapide vers l'animal repéré sont des ruses de sioux à appliquer.

Pour les ongulés, cf carte répartition spatiale.

Vous entendrez facilement la marmotte entre 1 500 et 2 800 mètres d’altitude dans les pelouses alpines et vous la verrez parmi les rochers ou les touffes d'herbe. Elle vous narguera sur le bord de la route en allant au col de Larche, au col de la Cayolle ou à celui de Restefond, faites attention à elle.

Les loups sont présents dans le PNM mais les observations ne sont malheureusement pas programmables. Ces canidés sont surtout nocturnes et généralement très discrets. En effet, les loups perçoivent notre présence bien avant que nous les détections mais... il se peut que vous ayez la chance d'en observer, un jour, par hasard ! Mais ne comptez pas trop dessus. Par contre vous pouvez toujours aller à Saint Martin de Vésubie visiter le Scénoparc Alpha consacré au retour du loup, aux polémiques qu'il a suscitées en France et visiter le centre pour y apercevoir des loups.

Le renard est présent partout, il est principalement actif la nuit. Il parcourt essentiellement les prairies et sous-bois jusqu’à 2 300 m d’altitude. Il n’hésite pas à s’approcher des habitations.

Le tétras-lyre ou petit tétras fréquente principalement les lisières de forêts et les bois clairs, il est étroitement lié au mélézin dans le Mercantour, entre 1 500 mètres et 2 300 mètres d'altitude.

Le gypaète est une espèce des espaces ouverts et, dans les Alpes, il se cantonne, à la haute montagne. (cf carte)

Les vautours fauves sont souvent observés à proximité du Mont Mounier (secteur de la Moyenne Tinée), parfois en compagnie de vautours moines. Un percnoptère a été observé au sud des Alpes Maritimes.

L'aigle royal niche principalement sur les versants montagneux dénudés au milieu de parois rocheuses à une altitude de 1 650 mètres en moyenne dans le Parc national du Mercantour. Il chasse à une altitude supérieure.

Les batraciens se trouvent généralement dans les lieux humides : bordure de cours d’eau, vallons et bois.

Marmottes :

  • Comment reconnaître un mâle d'une femelle marmotte ?

Il y a très peu de différences entre le mâle et la femelle marmotte : on dit qu'il n'y a pas de dimorphisme sexuel.

  • Quand les jeunes marmottons deviennent-ils autonomes ?

Les jeunes marmottes restent pendant deux étés et deux hivers avec leur famille. Elles quittent le terrier familial au début de leur troisième année pour fonder leur propre colonie.

  • Est-il possible d'apprivoiser une marmotte ?

La marmotte est une espèce non domestique, protégée par la convention de Berne (Annexe III). Sa détention est interdite.

  • Les marmottes peuvent-elles faire preuve d'agressivité ?

La marmotte est un animal sauvage territorial qui peut avoir des réactions imprévisibles. Il est donc nécessaire d'être prudent lors de l'approche et d'éviter de donner à la marmotte l'impression d'être en situation de danger. Ne la poursuivez pas jusque dans son terrier : c'est son habitat et elle le protégera avec beaucoup d’énergie. Entre elles, les marmottes peuvent être agressives lors de la période des amours et juste avant l'hibernation (afin d'éviter les squatteurs).

  • Pourquoi est-il interdit de donner de la nourriture aux marmottes ?

Les marmottes sont des animaux herbivores : leur régime alimentaire est composé de végétaux. Pour constituer les réserves de graisses qui leur permettront de passer l’hiver dans leur terrier, elles doivent consommer uniquement les végétaux qu'elles choisissent elles-mêmes. Toute autre nourriture (pain, sucreries, carottes…), est généralement composée de « mauvaises graisses » qui brûlent rapidement et ne sont pas stockées. Cela ne lui permet pas de passer l'hiver. De plus, la proximité entre la faune sauvage et l'Homme doit être limitée car des maladies peuvent être transmises, que l'on ne sait pas toujours diagnostiquer et soigner.

  • La peau des marmottes est-elle exploitée ?

La peau et la fourrure des marmottes étaient autrefois utilisées pour faire des manteaux ou des couvertures. Aujourd'hui, la marmotte est classée « gibier de montagne ». Elle ne peut être chassée en cœur de parc. Ailleurs, des arrêtés préfectoraux autorisent sa chasse quelques jours par an. Son piégeage, son déterrage et sa commercialisation sont totalement interdits.

Chamois :

  • Jusqu'à quelle altitude peut-on rencontrer des chamois ?

On peut rencontrer le chamois jusqu'à 2 700 mètres d'altitude.

  • Combien de chamois y a t-il dans la zone Parc du Mercantour ?

De 1979 à 2005, les effectifs de chamois sont passés de 1 400 à 10 000 dans le cœur du parc. Un épisode de kérato-conjonctivite a fragilisé la population des chamois entre 2007 et 2009, causant la perte d'environ 35% des effectifs. Aujourd'hui, l'épizootie (épidémie animale) a quasiment disparu et les effectifs de chamois ré-augmentent lentement. Cinq années furent nécessaires pour absorber cette rupture dans la dynamique de population.

  • Pourquoi un chamois tourne-t-il sur lui-même ?

La kérato-conjonctivite est due à une bactérie qui se loge dans l’œil des chamois, puis passe par le nerf optique, et finit par atteindre le cerveau, rendant les chamois « écervelés » et donc incohérents dans leurs mouvements.

  • Quelles séquelles sur un chamois qui survit à la kérato-conjonctivite ?

Un individu qui survit à la kérato-conjonctivite guérit spontanément environ un mois et demi après l'infection et est alors immunisé. Il n'y a plus de séquelles, tout juste une petite pelade sous les yeux qui disparaîtra elle aussi à la mue suivante.

  • Est-ce que les jeunes chamois bêlent ?

Tout jeunes, les chevreaux bêlent déjà. Cela leur permet, lorsqu'ils se sont éloignés du groupe, de distinguer et retrouver leur mère pour la tétée.

  • Quels risques pour les chamois à part le loup ?

Le chamois doit faire face à de nombreux dangers. Ses principales causes de mortalité sont liés aux hivers rudes, aux avalanches et aux chutes de pierres. Il peut être affecté par les parasites. La virulence de la bactérie de la kérato-conjonctivite de 2007/2009 a très fortement réduit la population.
[[C'est un phénomène exceptionnel. Cependant les déplacements d'animaux d'élevage en transhumance plus ou moins grande, l'importation d'animaux sauvages pour des parcs de vision et le transport de vecteurs d'infection par les faunes migratrices, envahissantes ou colonisatrices, entretiennent un risque qui s'accroît depuis une dizaine d'année.]]
Les prédateurs usuels du chamois sont le renard, le loup et le chien errant qui s'attaquent principalement aux plus faibles. L'aigle royal est également un ennemi de taille puisque même s'il attaque rarement un chamois adulte, il peut chercher à le précipiter dans le vide s'il se trouve en mauvaise posture. Cette prédation naturelle ne peut mettre en péril les populations de chamois. Le chamois est une espèce chassée. Un plan de tir définit annuellement le nombre d'animaux à tuer. Mais l'irruption d'événement ponctuel et catastrophique n'est que difficilement répercuté dans ces plans de tir. En zone chassable des communes du Mercantour, les réunions fréquentes permettent d'ajuster la présence des chamois et les possibilités de tir.

  • Certains chamois sont équipés de colliers de couleurs ? Pourquoi ? Dans quel but ?

Les colliers de couleurs aident à identifier certains chamois. Ils servent à apprécier les résultats des méthodes d'inventaires et sont utiles dans l'exploitation chiffrée de certains protocoles de capture/marquage/re-capture. Ceux ci permettent d'avoir des informations sur les individus : durée de survie, présence permanente sur un alpage ou déplacements.

Bouquetins :

  • Combien y a t il eu de bouquetins réintroduits dans le parc du Mercantour ?

Entre 1920 et 1933, quelques bouquetins ont été réintroduits dans l'Argentera-Mercantour. 68 bouquetins ont été lâchés entre 1987 et 1995 et 22 au cours des années 2005-2006 dans le PNM.

  • Combien y a t-il de bouquetins dans la zone PNM ?

En 1979, au moment de la création du Parc national du Mercantour, le parc n’accueillait que 70 bouquetins, tous provenant de l’espace protégé italien. Il y en avait 620 en 2001 sur l'ensemble du PNM et 1 070 en 2008. Aujourd’hui, sur les deux versants alpins, on évalue la population de bouquetins à environ 2 100 individus, avec une aire de répartition qui s’étend bien au delà des territoires des Parcs Alpi Marittime et Mercantour.

  • Y a t-il des bouquetins dans la zone hors PNM ?

En 2011, le nombre de bouquetins a été estimé à 10 000 individus sur l'ensemble des Alpes françaises et 15 000 sur les Alpes italiennes. En France, les plus grosses populations sont installées dans le Parc national de la Vanoise.

  • Pourquoi l'étagne a-t-elle des cornes ?

Contrairement aux cervidés (cerf et chevreuil), les femelles de bovidés (chamois, bouquetin, mouflon à 60%) possèdent des cornes. La séparation phylogénétique entre ces deux groupes remonte à 2 millions d'années. Les cornes permettent aux femelles de se défendre et de créer une hiérarchie au sein des hardes.

  • Quelle est l'alimentation des bouquetins en hiver ?

Le bouquetin est herbivore et se nourrit, essentiellement, d'herbacées et de graminées. En hiver, il se nourrit avec ce qu'il trouve sur les plaques déneigées par le vent ou en descendant à la lisière de la forêt : mousses, lichen, herbe desséchée, jeunes pousses... Ses réserves de graisses accumulées en automne lui apportent un complément.

  • Le bouquetin change-t-il (comme le chamois) de pelage en hiver ?

En été, le poil du bouquetin est beige et court. A l'automne, une fourrure plus dense et plus sombre vient épaissir le poil d'été. Il n'y a qu'une seule mue par an, au printemps. Lors de cette mue, les bouquetins se débarrassent de leur fourrure hivernale en se frottant avec leurs cornes ou sur des arbres et des rochers.

Mouflons :

  • Comment déterminer à vue l'âge d'une femelle mouflon ?

Chez les mouflons mâles, il suffit, pour déterminer l'âge, de compter les sillons de croissance des cornes (à ne pas confondre avec les bourrelets d'ornement). Chez la femelle, les cornes sont peu développées et on utilise donc le développement du masque facial blanc. S'il est absent ou limité à la pointe du museau, la femelle est âgée d'un an ou moins. S'il comprend le pourtour des narines et la mâchoire inférieure, elle est âgée de 2 ou 3 ans. S'il s’étend sur le chanfrein et les orbites, la femelle est âgée de 4 à 6 ans. S'il envahit le chanfrein, les joues et les orbites, elle a probablement plus de 6 ans.

  • Pourquoi autant de robes diverses chez les mouflons ?

Les mouflons introduits en Europe se sont hybridés avec des moutons domestiques ou d'autres mouflons. Le brassage génétique a entraîné l'apparition de nombreuses teintes de robes.

  • La femelle du mouflon peut-elle avoir des cornes ?

La femelle du mouflon peut avoir des cornes (les formes méditerranéennes sont rarement cornues, alors que celles d'Asie Centrale le sont toujours). Chez les femelles cornues, les cornes sont fines, courtes (15cm maxi) et souvent dissymétriques. La « batardisation » du mouflon avec les mouflons d’élevage réduit la proportion de femelles cornues.

Cervidés :

  • Comment détermine-t-on l'âge d'un cerf par rapport à ses bois ?

Le volume et la masse des bois des cervidés augmente avec l'âge mais pas le nombre d'andouillers. Ce nombre donne une indication de la qualité de l'habitat, de la nourriture, de la santé et du patrimoine génétique de l'individu.

  • Quand naissent les faons ?

Les faons naissent entre le 15 mai et le 15 juin environ.

  • Quels sont les risques pour un faon trouvé sur un sentier de randonnée ?

Le principal risque pour un faon trouvé sur un sentier de randonnée est l'humain qui va le croire abandonné, le toucher et ainsi provoquer une réaction de rejet de sa mère. Les biches laissent souvent leurs faons seuls pour aller manger. Le petit se fait le plus discret possible et ne fuit pas en cas d'approche, comptant sur son camouflage.

  • En période de brame, un cerf peut-il charger un homme ou une femme ?

En période de brame, le cerf peut considérer tout individu sur son territoire comme un intrus, voire un concurrent. Cela reste exceptionnel et dépendant du comportement de l'observateur ou du degré d'imprégnation du cerf. Il est de toute façon nécessaire d’être le plus discret et respectueux possible.

  • Quels sont les risques pour les cervidés d'un poste d'observation (groupe) à proximité d'une place de brame ?

En période de brame, les cervidés jouent leur reproduction. Il convient donc d'être le plus discret et respectueux possible. Ne vous approchez pas trop des animaux, n'emmenez pas vos chiens et n'utilisez pas de lampes pour observer les animaux (cela est interdit par la loi), il n'y a pas de risques si l'observateur suit ces règles. En période de brame, l'ONF organise souvent des sorties pour les groupes.

Gypaète :

  • Combien de gypaètes barbus ont été réintroduits depuis 1973 ?

Le premier projet de réintroduction, en 1973, s'est soldé par un échec. Depuis 1993, 39 jeunes gypaètes ont été relâchés dans le Parc national du Mercantour et dans le Parco Alpi Marittime.

  • Pourquoi le site de Vignols a-t-il été sélectionné ?

Le site de lâcher est un facteur clé pour la réussite du projet. La grotte de Vignols a été choisie pour son exposition favorable, le fait qu'elle soit protégée des intempéries, pas trop ensoleillée ni trop ombragée, surplombante et largement au dessus de la forêt (danger majeur pour les jeunes lors des premiers envols) et assez commode d’accès à l’homme pour nourrir les oiseaux. De plus, cette zone est particulièrement riche en pâturages (disponibilité alimentaire), en pierriers (sur lesquels le gypaète lache les os avec lesquels il s'était envolé pour les casser) et en perchoirs.

  • Quels sont les prochains programmes de réintroduction de gypaètes ?

Afin de maintenir une dynamique de population positive, deux gypaètes doivent être lâchés dans le Parc national du Mercantour au printemps 2013.

  • Les suivis concernant les gypaètes sont-ils en ligne ?

Les suivis ne sont malheureusement pas en ligne mais les gardes-moniteurs du Parc national du Mercantour se feront un plaisir de répondre à vos questions concernant les programmes de réintroduction.

Salamandre :

  • Est-il possible de trouver des salamandres en vallée de la Tinée ?

On trouve la salamandre dans les endroits frais et humides. Elle est bien présente dans tout le Mercantour.

Renard :

  • Peut-on toucher et caresser le renard que l'on nourrit tous les soirs autour du chalet en location ?

Le renard est un animal sauvage qui, même s'il approche du refuge pour la nourriture, ne se laissera pas toucher et caresser par l'homme. Chercher à « domestiquer » un animal sauvage est toujours une erreur. Il perd le sens des relations homme-animal et animal sauvage-animal domestique, il perd aussi le sens de la recherche de sa nourriture ou de sa propre protection... Et qu'advient-il à la fin des vacances ?

Petits mammifères :

  • Quelle est la différence, à vue furtive, entre une fouine, une martre, une belette et une hermine ?

La belette et l'hermine n'ont pas sensiblement la même taille, la belette mesure 20cm et l'hermine 30cm. L'hermine est un peu plus montagnarde puisqu’elle vit au dessus de 1 000mètres d'altitude, mais elle vivent toutes les deux dans des milieux similaires comme les bocages ou les lisières de forêts. Elles possèdent toutes les deux une tâche blanche sur la face ventrale qui va du menton au ventre, en passant par le cou. L’hermine se différencie de la belette grâce à sa queue qui se termine par une touffe noire. Son pelage devient presque entièrement blanc en hiver. La fouine et la martre sont de taille très proche (environ 55 et 60cm en moyenne). La fouine possède une longue tache blanchâtre -comme une bavette- qui descend de la gorge sur le haut des antérieurs. La tache de la gorge de la martre, contrairement à celle de la fouine est jaunâtre et ne descend pas jusque sur les antérieurs.

  • Y a-t-il eu par le passé des lynx dans le PNM ?

Au XVe siècle, le lynx était présent partout en France. Le déboisement, la chasse et la diminution du nombre de proies l'ont ensuite obligé à se replier vers les montagnes d'où il a finit par disparaître entre le XVIIe et le XXe siècle. Il est de retour dans certains massifs montagneux de l'est de la France depuis les années 1970 grâce à des réintroductions ou des colonisations naturelles. Dans le PNM, des indices ponctuels et limités ne permettent pas d'attester de sa présence permanente pour le moment.

Sangliers :

  • Peut-on évaluer le nombre d’individus dans le PNM et par vallée ?

Contrairement aux autres ongulés qui font l'objet de recensements, les populations de sangliers ne sont pas suivies et comptées régulièrement. En effet, il n'existe pas de méthode satisfaisante pour dénombrer ce suidé

  • Quels sont les risques d’une surpopulation sur un territoire ?

La présence d'une surpopulation est surtout lourde de conséquences sur un territoire agricole. Les dégâts les plus importants sont observés sur les cultures de maïs ou l'horticulture et le maraîchage dans les Alpes Maritimes et sur les alpages en montagne.

  • Quel est le prédateur naturel du sanglier après le loup ?

En France, le loup est le seul prédateur naturel du sanglier. Cependant, compte tenu des effectifs, il n'est pas une menace directe pour le sanglier. L'autre grand prédateur est le chasseur dont l'engouement pour le tir de cette espèce va en grandissant. Cela provoque des dérives de gestion comme les agrainages qui perturbent la dynamique des populations.

Escargots :

  • Quelles sont les dates où l'on peut ramasser des escargots ?

Il est interdit de ramasser des escargots en zone cœur. En zone d'adhésion, - et partout ailleurs - un arrêté ministériel de 1979 instaure un cadre précis. Le ramassage de l'escargot de Bourgogne (Helix pomatia) est interdit lorsque la coquille a un diamètre inférieur à 3cm et pour tous les individus entre le 1er avril et le 30 juin inclus. Le ramassage du petit gris (Helix aspersa) juvénile à coquille non bordée (dont la coquille n'a pas encore de repli épais à l'ouverture) est interdit. Le ramassage de l'escargot peson (Zonites algirus) est interdit lorsque la coquille a un diamètre inférieur à 3cm. Attention, des arrêtés préfectoraux temporaires ou permanents peuvent fixer des règles plus contraignantes. Il est donc nécessaire de se renseigner en mairie.

Loup :

  • Quelles sont les maladies qui peuvent affecter le loup et comment peuvent-elles se véhiculer ?

Les loups peuvent être affectés par la parvovirose, la leptospirose, l'hépatite de Rubarth et la maladie de Carré, transmise par le chien, qui peut leur être fatale. Cependant, les loups sauvages résistent mieux à ces maladies que ceux élevés en captivité. Ils peuvent également être victimes de la rage (3-4 cas par an en Europe).

  • Quelles différences y a t-il entre un loup et un chien domestique ?

Le loup peut être confondu avec le chien domestique notamment avec des espèces lui ressemblant tel que le Berger allemand. Il s’en distingue par un avant train plus puissant, une tête plus large, un cou plus épais, des oreilles arrondies plus courtes et plus écartées. Sa queue est généralement plus courte et plus fournie.

  • Que faire d'une carcasse d'un animal observée sur un sentier de randonnée ou aux abords d'une habitation isolée ? Faut-il le signaler ? A qui ?

Il ne faut surtout pas la toucher. Notez l'emplacement géographique et, si possible, prenez une photo. Transmettez ensuite ces informations au point d'accueil, maison de parc ou bureau de secteur le plus proche.

Insectes :

  • Pourquoi ne voit-on plus de papillons ?

Les principales causes de la disparition d'espèces de papillons sont le changement des pratiques culturales (intensification, monocultures, agrochimie, mise en culture des zones humides, déprise et fermeture de certains milieux), l'extension de l'urbanisation et le réchauffement climatique.

Géologie

  • Où trouver un site géologique particulier à une vallée ?

Au mois de mai va sortir le guide géologique du Mercantour : il y aura des sites décrits dans chaque vallée, avec des photos, des explications, etc.

  • Qu'est-ce que la tourmaline ?

La tourmaline est un groupe de minéraux de la famille des silicates (le silicate est un minéral dérivant de la silice, importante famille de minéraux qui constitue 97 % de la croûte terrestre). Elle peut être de toutes les couleurs, celle çi étant liée aux éléments métalliques entrant dans sa composition. La tourmaline est très rare dans le Mercantour.

  • Peut-on ériger un cairn d'altitude en zone PNM ?

Ériger des cairns n'est pas strictement interdit, au contraire du balisage. Les sentiers en cœur de parc sont très bien balisés : pas de risques de se perdre et donc pas de nécessité de faire des cairns. Lorsque les cairns en bord de chemin s'effondrent, ils recouvrent les sentiers de pierres et cela augmente le travail de ceux qui entretiennent les sentiers. Les chutes de pierre peuvent causer des accidents lorsqu'il s'agit de très hauts cairns comme il y en a sur les sites très fréquentés du Mercantour. Le fait de faire des cairns est une habitude typique de l'humain à marquer son territoire. La très haute montagne en zone cœur de parc est un lieu dédié à la faune sauvage, à son observation et à son respect, ce n'est pas dans la vocation du caractère du PNM que chaque personne qui passe sur les chemins amène sa pierre à l'édifice.

  • Quels sont les dangers et les risques pour un site lorsqu'on descend dans un éboulis ?

Les éboulis sont des terrains instables de roches lâches ou de gravier sur lesquels les randonneurs peuvent glisser. Les éboulis sont des milieux colonisés par des plantes pionnières généralement protégées. Ils sont également le refuge de la faune comme les insectes ou encore le lagopède, en altitude. Quitter un chemin pour descendre dans un éboulis présente des risques de glissade et de chute pour le randonneur, des risques d'arrachement pour une flore fragile et des dérangements pour la faune.

Le Parc national

  • Quel est le rôle du Parc ?

Comme tous les autres Parc Nationaux français, le PNM a pour mission fondamentale de protéger et de valoriser les milieux naturels, la flore, la faune, le patrimoine culturel, ainsi que les paysages, qui confèrent le caractère propre à chaque Parc.

  • Quelles sont les limites du parc ?

Le parc est constitué de deux zones : le cœur de parc (68 500ha) et la zone d’adhésion (136 500ha). Le cœur, doté d'un patrimoine exceptionnel, est un espace préservé dans lequel une réglementation protège la nature des principales activités humaines et de la présence permanente d'habitants. Il est délimité par des ronds verts peints sur les troncs ou les rochers. La zone d'adhésion est la zone regroupant les territoires des communes adhérant à la charte. Elle compte environ 18 000 résidents permanents répartis dans 28 communes. Dans cette zone, le parc contribue au développement économique local, avec le souci constant d’harmoniser l'impact des activités humaines et la protection de l’environnement. NB : Après le signature de la Charte, la superficie de la zone d'adhésion peut évoluer.

  • Quel est le métier d'un garde-moniteur au PNM ?

Le garde moniteur du PNM est un agent polyvalent. Il assure la gestion des espaces naturels (inventaires, suivi des populations, application de protocoles scientifiques, …) et l'accueil et l'information du public. Il a en plus une mission de police de la nature : il peut constater des infractions et dresser des procès verbaux.

  • Pourquoi les chiens sont-ils interdits en cœur de parc ?

Les chiens, même tenus en laisse sont interdits dans le cœur du parc pour préserver la tranquillité des animaux sauvages. Ils peuvent également transmettre des maladies ou parasites à d'autres animaux sauvages ou encore les attraper. L'activité des chiens de troupeaux et des chiens indispensables aux travaux de recherche dans le cadre des programmes scientifiques du PNM est autorisée. C'est par exemple le cas des chiens d'arrêt utilisés pour la recherche des nichées de galliformes.

Généralités

  • Que faire d'un nid tombé d'un arbre ?

Un nid tombé d'un arbre peut être replacé à l'endroit où il était si celui ci est connu.

  • Que faire d'un oisillon vivant trouvé au sol ?

Il est important de s'assurer que l'oisillon est bien abandonné : même tombé au sol, il est peut être toujours sous la vigilance de ses parents. Si vous pensez que l’oisillon est potentiellement menacé (chat, route,...) placez le sur une branche haute. Si l’oisillon est réellement blessé (marque de blessure apparente, sang, aile ou patte cassée...) ou s'il vous parait trop jeune ou faible, il convient d'apprécier 1) ses chances de survie et 2) ses chances de guérison. Dans l'affirmative, ne lui donner ni à manger ni à boire et prendre contact rapidement avec le Centre de Soins de la Faune Sauvage le plus proche (pour le PNM : Centre de soin faune sauvage CRAVE – La Bergerie 05110 Plan de Vitrolles. Tél : 04 92 54 74 31) ou avec le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage le plus proche (coordonnées sur http://www.lpo.fr/oiseaux-en-detresse/centres-de-sauvegarde ; le plus proche du PNM est le centre de Buoux dans le Vaucluse : Château de l'environnement - Col de Pointu 84 480 BUOUX. Tél. 04 90 74 52 44). Attention, la plupart des oisillons sauvages sont intégralement protégés par la loi et leur détention est rigoureusement interdite.

  • Quels sont les risques d'une neige aussi abondante que cet hiver pour la faune ?

L'hiver est toujours une saison très difficile pour tous les animaux mais la faune est adaptée à la neige et aux températures froides de l'hiver. Chaque espèce s'y adapte à sa façon. La marmotte et de nombreux autres animaux ralentissent leur métabolisme et hibernent. La couleur du pelage de l'hermine, du lagopède et du lièvre variable change et devient blanche afin qu'ils soient moins repérables sur la neige et donc moins prédatés. Les ongulés ont quand à eux, un pelage beaucoup plus dense qui leur tient chaud en hiver et ils migrent des hauteurs vers les forêts de moyenne altitude. Certains animaux sont habitués au changement de régime alimentaire. Par exemple, le tétras-lyre qui mange des insectes, des feuilles ou des fruits le reste de l'année doit se contenter de baies, d'aiguilles de conifères et de petites branches qu'il trouve sous le manteau neigeux et aux endroits battus par le vent en hiver.

  • Quelles sont les découvertes dans plusieurs domaines scientifiques récentes effectuées par le PNM ?

Récemment, un gigantesque inventaire exhaustif de la biodiversité a été mené sur le PNM et le PNAM. Plus de 500 scientifiques issus de 40 institutions européennes ont collecté, trié et identifié des échantillons de la flore et de la faune. Ils ont pu identifier 9 391 espèces. On savait qu'environ 2 000 espèces d'invertébrés étaient présentes sur le territoire, on en a recensé près de 6 000 ! Plus d'une trentaine d'espèces sont nouvelles pour la science. D’autres sont nouvelles pour la France, ou pour l’Italie, et des centaines d’espèces sont nouvelles pour la région. Une étude (le Protocole Prédateurs Proies) est également menée sur l'impact de la prédation du loup sur quatre espèces d'ongulés sauvages de montagne (le chamois, le cerf, le chevreuil et le mouflon). Ce suivi a permis de localiser les sites de reproduction, de dénombrer les louveteaux et d'évaluer l'importance de la meute. Il semblerait que le loup ait un comportement opportuniste. Son impact sur le nombre, la reproduction et la survie du chamois et du chevreuil serait quasi nul. De plus, l'arrivée du loup n'a pas eu d'effet significatif sur le comportement de vigilance des mouflons et des chamois.

 

 

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